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La combustion du bois

Quelles sont les phases de combustion du bois de chauffage ?

La combustion du bois passe par plusieurs étapes essentielles à comprendre pour optimsier le rendement de votre installation de chauffage.

Publié le 27 novembre 2024 par La Vallée du Bois

Le chauffage au bois est une méthode traditionnelle, et toujours actuelle, de production de chaleur. Mais savez-vous réellement ce qui se passe lorsqu’une bûche brûle dans votre poêle ? La combustion du bois est un processus complexe qui met en œuvre des réactions chimiques et des transformations physiques successives. Comprendre ces étapes permet non seulement d’optimiser le rendement énergétique de votre installation de chauffage, mais aussi de réduire son impact environnemental.

Qu’est-ce que la combustion du bois ?

La combustion est un phénomène exothermique d’oxydoréduction. Il dégage de la chaleur, car une réaction chimique se produit entre deux éléments : un oxydant et un réducteur. En effet, une molécule est oxydée tandis qu’une autre est réduite. L’oxydant subit une réduction, le réducteur subit une oxydation.

Dans le cas du bois, la réaction chimique se déclenche entre le combustible (le bois) et le comburant (l’oxygène). Le phénomène se produit à haute température. La combustion utilise l’oxygène contenu dans l’air et le bois. Elle dégage de la valeur d’eau, du dioxyde de carbone et des déchets (les cendres). Sans oxygène, la combustion ne peut avoir lieu. C’est pourquoi toutes les installations de chauffage au bois nécessite une arrivée d’air. Sans elle, aucune combustion n’est possible.

Plus une combustion est aboutie, moins elle rejette de résidus volatiles (gaz) et solides (cendres) et plus elle est écologique !

Quelles sont les phases de la combustion dans un poêle à bois ?

Le séchage

La phase de séchage consiste à éliminer l’eau présente dans les bûches ou les granulés. Il y a toujours de l’eau résiduelle à l’intérieur du combustible. Elle est le premier élément à être éliminé lors de la combustion. Elle s’évapore petit à petit lorsque la température monte. L’étape de séchage se produit entre l’allumage et les 100 °C approximativement.

Le taux d’humidité présent dans le bois joue un rôle crucial dans cette phase. Si un bois est trop humide, le feu a du mal à démarrer. La combustion se déroule dans des conditions non-optimales ce qui dégage beaucoup de fumée. Dans le jargon du bois de chauffage, on conseille toujours d’utiliser des bûches dont le taux d’humidité est inférieur à 20 %. Si cette condition n’est pas respectée, une partie du rendement énergétique du bois est perdue ! Cela signifie que vous ne profitez pas pleinement de toute la chaleur que ce bois peut offrir !

La pyrolyse

La phase de pyrolyse entraîne la séparation des composants du bois qui se désagrègent. Ils passent à l’état gazeux tandis que le bois commence à se consumer sous l’effet de la chaleur. La combustion du bois n’étant pas parfaite, certains composants disparaissent sous la forme de gaz et d’autres sous la forme de résidus solides : les braises qui vont devenir des cendres. On considère que la combustion du bois produit 20 % de résidus solides pour 80 % de résidus volatiles.

Le feu débute réellement avec la combustion des gaz. Ces résidus volatiles s’enflamment à environ 225 °C et génèrent de la chaleur. Cette réaction consomme énormément d’oxygène. Lorsqu’un feu est bien visible, il atteint une température d’environ 1000 °C.

Un feu de cheminée

La double-combustion

Certains poêles à bois disposent d’une fonctionnalité appelée la double-combustion. Elle consiste à utiliser les gaz produits lors de la pyrolyse pour produire de la chaleur. C’est un avantage non-négligeable pour bénéficier de plus de chaleur et pour éviter de relâcher des gaz supplémentaires dans l’atmosphère. C’est aussi un bénéfice écologique !

Cette étape de double-combustion n’existe que si votre appareil est équipé de cette option. Ce dernier n’évalue pas directement les gaz par le biais du conduit d’évacuation. Une arrivée d’air est présente en haut du foyer, elle apporte un supplément d’oxygène qui entraîne une nouvelle combustion des résidus volatiles.

La formation des braises

Lorsque la pyrolyse a terminé la séparation des composants du bois, il reste les résidus solides incandescents : les braises. Le bois s’est transformé en charbon de bois et poursuit lentement sa combustion sans flamme. Bien qu’aucune flamme ne soit visible, la combustion continue. Les braises sont alors à une température de 800 °C.

Ces étapes s’enchaînent et s’entremêlent en un temps très court. Il ne s’écoule que peu de temps entre les premières flammes et les premières cendres !

Des braises

Qu’est-ce qu’une mauvaise combustion ?

On parle de mauvaise combustion lorsque l’efficacité de la combustion est insuffisante par rapport à la quantité de combustible fourni. Plusieurs facteurs entrent en compte lors d’une mauvaise combustion.

Le type de bois et son taux d’humidité du bois

Chaque essence de bois possède ses propres caractéristiques calorifiques. Parmi les bois les plus utilisés pour se chauffer, on trouve le chêne, le frêne et le hêtre. Le taux d’humidité doit être inférieur à 20 % pour bénéficier d’un bon rendement.

Le manque d’oxygène

Une arrivée d’air est indispensable pour que la combustion soit possible. Il existe des appareils qui prélèvent de l’air de combustion dans la pièce où il se trouve, tandis que d’autres récupèrent de l’air depuis l’extérieur à l’aide d’une gaine raccordée à la chambre de combustion.

La qualité de l’appareil utilisé (poêle, cheminée, insert ou chaudière)

Chaque appareil offre des avantages et inconvénients. La date de fabrication de votre appareil est un indice sur sa capacité à offrir un bon rendement énergétique. Les fabricants ont beaucoup travaillé sur le rendement de leurs appareils. Les nouveaux poêles et chaudières offrent un rendement exceptionnel !

La disposition du combustible

Il faut éviter de surcharger le poêle en combustible, cela peut endommager l’appareil, entraîner une production excessive de fumée et limiter la qualité de la combustion.

L’installation du système de chauffage dans votre domicile

La qualité de l’installation générale du système de chauffage est aussi importante. Le conduit d’évacuation doit être correctement placé. Le conduit doit être le plus droit possible, car chaque rétrécissement ralentit les gaz provoquant des dépôts. Plus la hauteur du conduit est grande, plus le tirage est important. Un tirage mal réglé limite la capacité optimale de combustion du bois.

Maîtriser les phases de combustion du bois nécessite une compréhension globale de son fonctionnement. Au-delà du choix du combustible, l’efficacité dépend de plusieurs facteurs : la qualité du bois, la conception de l’appareil et de l’installation générale ou encore l’apport en oxygène. Une combustion optimale représente l’équilibre entre la performance énergétique et le respect de l’environnement. En comprenant ces mécanismes, chaque utilisateur peut contribuer à un chauffage plus économe, productif et écologique.

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